Mouvements palestiniens au Caire : accord sur Gaza et relance de l’OLP, enjeux régionaux
Accord entre factions palestiniennes au Caire
Des délégations du Hamas et du Fatah se sont réunies au Caire et ont publié un communiqué commun indiquant l’accord sur une gestion transitoire de Gaza par un comité indépendant de technocrates, chargé des services essentiels et des affaires de la vie quotidienne dans la bande de Gaza, en application du cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre et soutenu par les États‑Unis.
Le texte publié sur le site du Hamas précise la composition d’un « comité palestinien temporaire » formé de résidents indépendants et de technocrates, destiné à superviser les services essentiels et la vie quotidienne.
Les mêmes interlocuteurs se seraient aussi mis d’accord sur une stratégie nationale visant à revitaliser l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) comme seul représentant légitime du peuple palestinien, le Hamas n’étant pas partie prenante de l’OLP.
Événements régionaux et frictions
Sur le front libanais, des frappes israéliennes majeures ont été signalées dans le sud et l’est du pays. Selon l’Agence nationale d’information (ANI), un drone israélien aurait touché un homme en plein vol sur la route menant au village de Toul, causant sa mort sur le coup. Parallèlement, l’armée israélienne affirme avoir éliminé Abbas Karky, décrit comme responsable de la logistique pour le front sud du Hezbollah. Ces opérations interviennent après une série de raids attribués par Israël au mouvement pro-iranien dans le sud et l’est du Liban, ayant fait plusieurs morts, dont une femme.
Déclarations et dynamiques diplomatiques
Lors d’une visite en Israël, le secrétaire d’État américain Marco Rubio s’est montré optimiste quant à l’éventuelle participation de plusieurs pays à une Force internationale de stabilisation (ISF) destinée à sécuriser Gaza dans le cadre du plan évoqué par l’administration Trump. Il a toutefois précisé qu’Israël disposerait d’un droit de veto sur la composition et pourrait s’opposer à certaines candidatures, notamment celle de la Turquie.
La Turquie, premier pays à majorité musulmane à avoir reconnu Israël, a accueilli des responsables du Hamas et a été critique envers Israël dans le cadre de ce dossier.
L’épouse de Marwan Barghouti, figure palestinienne emprisonnée en Israël, a exhorté le président Trump à intervenir pour sa libération, appelant à une paix juste et durable.
Réunions en Égypte et efforts de médiation
Des délégations du Hamas et du Fatah se sont réunies en Égypte pour envisager les mesures à prendre après la guerre dans la bande de Gaza. Elles ont inscrit ces discussions dans le cadre d’un processus visant à organiser le front intérieur palestinien face au gouvernement israélien et à préparer les étapes de la fin de la guerre à Gaza, selon les sources impliquées dans les pourparlers.
L’Égypte, médiatrice historique de ce conflit, poursuit ces initiatives dans l’objectif d’aboutir à un consensus national sur la mise en œuvre du cessez-le-feu soutenu par les États‑Unis.
Réactions et perspective américaine
Le secrétaire d’État américain a exprimé sa confiance dans la stabilité du cessez-le-feu, rappelant les défis à relever et la nécessité d’un engagement soutenu de la communauté internationale.
Santé et assistance humanitaire
L’Organisation mondiale de la santé estime que la reconstruction du système de santé de Gaza nécessitera au moins 7 milliards de dollars, tandis que les structures médicales restent gravement sous-déployées: seuls quatorze des trente-six hôpitaux opérationnels, et un manque criant de médicaments et de personnel.
Vue sur le Liban et les activités militaires
Dans l’est du Liban, l’armée israélienne a mené une série de raids visant notamment des sites du Hezbollah, y compris des installations liées aux missiles de précision et à des camps d’entraînement, selon les rapports officiels.
Renseignements juridiques et diplomatiques
La Norvège prévoit de soumettre une nouvelle résolution à l’Assemblée générale de l’ONU pour faire lever les restrictions sur l’aide à Gaza à la suite d’un avis rendu par la Cour internationale de justice (CIJ). Celle-ci a estimé que Israël doit faciliter l’acheminement de l’aide et répondre aux besoins fondamentaux des Palestiniens, une position rejetée par Israël comme une manœuvre politique.
Le délégué palestinien à la Cour internationale de justice a exhorté mercredi la communauté internationale à veiller à ce qu’Israël se conforme à la décision de la CIJ concernant l’acheminement de l’aide humanitaire vers Gaza. Israël rejette catégoriquement cette décision, la qualifiant de tentative politique visant à imposer des mesures contre l’Etat hébreu.
Engagements et calendrier américain
Le vice‑président américain JD Vance, en déplacement en Israël, a assuré qu’il n’y aurait pas de date butoir pour le désarmement du Hamas et a exprimé son optimisme quant au maintien du cessez-le-feu, tout en rappelant les difficultés à venir. Des rencontres bilatérales avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu étaient prévues.
Les États-Unis n’enverront pas de troupes à Gaza pour surveiller l’application du cessez-le-feu, selon les propos de Vance. Washington n’a pas fixé de date butoir pour le désarmement du Hamas et ne prévoit pas de ultimatum immédiat.
Perspectives régionales et calendrier
Le vice‑président américain JD Vance a déclaré qu’il était très optimiste sur la pérennité du cessez-le-feu et sur la stabilité dans la région, s’exprimant lors d’une visite en Israël. Par ailleurs, des discussions publiques ont nourri l’espoir d’avancées mais sans échéances précises pour certaines mesures du plan soutenu par Donald Trump pour Gaza.
Le porte‑parole du gouvernement saoudien a confirmé qu’un rendez‑vous important serait organisé: Mohammed ben Salmane rencontrerait Donald Trump à Washington le 18 novembre. Il arrivera le 17 novembre et s’entretiendra avec le président américain le lendemain, selon des sources proches du gouvernement.