Conduite avec protoxyde d’azote : plus de 10% des jeunes Français prennent des risques au volant

Conduite avec protoxyde d’azote : plus de 10% des jeunes Français prennent des risques au volant

Contexte et chiffres clés

Selon une enquête commandée par la Fondation VINCI Autoroutes, 10% des jeunes âgés de 16 à 24 ans estiment que conduire sous l’emprise du protoxyde d’azote n’est pas dangereux. Par ailleurs, 6% ont déjà consommé ce produit en conduisant et 6% l’ont utilisé avant de prendre le volant.

Les résultats soulignent des perceptions inexactes associées à ce comportement: 11% des 16-24 ans pensent ne courir aucun risque à voyager dans un véhicule dont le conducteur est sous protoxyde, et 7% des moins de 35 ans disent l’avoir déjà vécu.

Connaissance et usages

Le gaz est utilisé en cuisine et en médecine, mais détourné à des fins récréatives. Plus largement, 37% des moins de 35 ans déclarent mal connaître cette pratique ou ne pas la connaître du tout.

Campagne de prévention et actions

La Fondation VINCI Autoroutes lance, le jeudi 23 octobre, une campagne de sensibilisation sur les dangers de la consommation de protoxyde d’azote lors de la conduite. Le dispositif comprend un spot destiné aux réseaux sociaux et au web, des affiches et des stands installés sur des aires d’autoroutes du réseau VINCI, afin d’atteindre un large public.

Risque et effets sur la santé

Sur le plan immédiat, l’inhalation peut produire un effet euphorisant d’environ une minute. Des manifestations peuvent apparaître dans les 30 à 45 minutes suivantes, telles que vertiges, perte de contrôle, distorsions visuelles et trous noirs, exposant le conducteur à un risque d’accident ou à un danger pour les passagers.

À dose élevée ou en cas d’usage régulier, les conséquences sur la santé deviennent plus graves: difficultés motrices, paraplégie, fuites urinaires ou fécales, troubles sexuels, thromboses veineuses ou artérielles, AVC, embolies pulmonaires, anxiété et dépression, avec des risques de séquelles permanentes.